Publications annuelles de l'association - 2011/2021

Sommaire

Chaque année, depuis 2011, l’ARESP publie un numéro de sa revue Plein Feu présentant le bilan de l’année écoulée et les projets à venir.
Elle y publie aussi un ou plusieurs dossiers, en lien avec l’église Saint-Pierre. Vous en trouverez la liste ci-dessous avec accès direct à chaque Plein Feu.

Plein Feu 2021 : Véronique Poineau, restauratrice à Saint-Pierre

Plein Feu 2020 : l’Orgue de Charles Gounod – Qui est Charles Gounod ? – Comment l’orgue de Charles Gounod est-il arrivé jusqu’à La Sauve ?

Plein Feu 2019 : Histoire de chaire

Plein Feu 2018 : Les vitraux de l’église Saint-Pierre – Les verriers de l’église Saint-Pierre

Plein Feu 2017 : Les clés de voûte en architecture

Plein Feu 2016 : L’organisation du paysage urbain médiéval, l’exemple de la Sauve-Majeure

Plein Feu 2015 : Le langage des cloches – Les cloches de l’église Saint-Pierre

Plein Feu 2014 : L’harmonium de l’église Saint-Pierre

Plein Feu 2013 : Symbolisme du Maitre Autel

Plein Feu 2012 : L’histoire de Saint Gérard de Corbie – Les voies de pèlerinage de Saint-Jacques – Les Sauvetés

Plein Feu 2011 : Naissance de nos églises – Anecdote sur l’élection du 1er maire de La Sauve

Plein Feu sur l'église Saint-Pierre - Année 2021 - N°11

Au sommaire

Page 1 (pour la lire) : Editorial de la Présidente, Concerts et manifestations en 2020, Réalisations en 2020, Projets pour 2021, Manifestations prévues en 2021, Assemblée générale 2021,

Page 2 (pour la lire) : Assemblée générale 2021 (suite), Notre dossier : Véronique Poineau : Restauratrice à Saint-Pierre

Edito

« Prenez soin de vous », entendons-nous depuis une année. Notre vie a été bouleversée, nos habitudes ont changé, mais s’il est une chose qui est toujours une vérité c’est qu’il faut prendre soin de l’église Saint-Pierre comme nous entretenons régulièrement notre maison. C’est sans cesse un recommencement.

Notre association veille et agit selon ses moyens, la municipalité est présente aussi. Chacun, à notre place, nous pouvons être acteur en devenant adhérent, bénévole ou donateur de l’ARESP.

Il est crucial de sauvegarder ce patrimoine et de le faire vivre d’autant plus qu’il s’est enrichi avec l’arrivée, dans ses murs, de  l’orgue classé de Charles Gounod. C’était une grande aventure, nous y avons participé et de grands moments sont en devenir avec des temps forts à partager.

Venez nous rejoindre, nous serons heureux de vous accueillir. Le bulletin d’adhésion joint vous le permettra.. Merci à ceux qui l’ont déjà fait !

Prenez soin de vous et « de l’église Saint-Pierre » et suivez-nous sur notre site Internet.

Isabelle LAPLAGNE, Présidente

Notre Dossier

Véronique Poineau
Restauratrice à Saint-Pierre

Au détour d’un marché médiéval organisé à La Sauve, nous avons découvert les œuvres exposées par Véronique Poineau et nous lui avons proposé de prendre part aux travaux de restauration dans l’église.

Mais qui est Véronique Poineau ? Originaire de l’Entre-deux-Mers et résidant aujourd’hui à St-Christoly-Médoc, dont son mari en est le maire, c’est après des études à l’Académie des Beaux-Arts qu’elle a commencé à travailler chez un restaurateur-peintre en décors à Bordeaux. Puis elle s’est installée à son compte en 2006, avec son mari, ferronnier de formation, qui l’a accompagnée jusqu’en 2014, début de sa mandature. Parmi les diverses cordes à son arc, c’est la peinture décorative qu’elle affectionne le plus, principalement sur des monuments historiques.

veronique Poineau

Sa 1ère intervention à l’église St-Pierre fut, en 2018, sur les grilles de la chapelle St-Gérard et de la chapelle de la Vierge et sur le portillon du chœur. Essayant à chaque fois, dans une phase exploratoire, de retrouver un aspect antérieur des parties traitées et de les restituer. Ainsi, nous avons découvert que des ornements de l’autel de la Vierge étaient initialement recouverts de feuilles d’or. Ils ont pu être restitués tels qu’ils étaient auparavant. De même, le portillon du chœur présente à nouveau une couleur Bordeaux et des ornements en laiton. Travail minutieux qui dura un mois.

Fin 2018, le pied de la chaire, en pierre et qui date de 1672, a retrouvé son aspect antérieur, comme ceci a été présenté dans le Plein Feu n°9 de 2019. Et en 2019, elle a restauré les peintures autour de la porte dite de St-Gérard et a reconstitué à l’identique des parties quasiment effacées.

En 2020, après avoir repris en badigeon le plafond sous la tribune, elle a nettoyé et harmonisé les couleurs de sa balustrade.

D’autres projets sont à venir avec Véronique Poineau, l’ARESP s’inquiétant de la préservation de plusieurs peintures.

Nous la remercions chaleureusement pour tout le travail déjà accompli.

A Bragatto – F. Duvignac – MT. Gaborit – T. Tarquis

Plein Feu sur l'église Saint-Pierre - Année 2020 - N°10

Au sommaire

Page 1 (pour la lire) : Editorial de la Présidente, Projets 2020 et Réalisations 2019, Bilan des ouvertures de l’église en 2019

Page 2 (pour la lire) : Les concerts 2019, Le rôle de l’ARESP dans le projet de l’orgue de Gounod, l’avenir de l’orgue de Gounod

Supplément sur l’arrivée de l’Orgue de Charles Gounod (1818/1893) à la Sauve-Majeure (pour lire la page 1) (pour lire la page 2)

– Qui est Charles Gounod ?

– Comment l’orgue de Charles Gounod est-il arrivé jusqu’à La Sauve ? 

(Articles repris intégralement dans la page « Orgue Gounod »)

Edito

En 1998, naissait l’Association pour la Restauration de l’Eglise Saint-Pierre, 21 années de manifestations, restaurations de ce « vénérable » monument qu’est notre belle église, qui a traversé les siècles. 1000 ans nous séparent de la naissance de Gérard de CORBIE, son fondateur, né aux alentours de 1020.

Mais que serait LA SAUVE-MAJEURE sans « Saint Gérard », venu un jour découvrir ce lieu ? Et que deviendrait l’Eglise Saint-Pierre si l’on n’en prenait pas soin ? La grande question actuelle est la  sauvegarde de notre planète. Ne pourrions-nous pas commencer par sauvegarder les monuments prestigieux qu’elle abrite ? N’effaçons pas de notre mémoire le travail des générations passées : nous avons le devoir de tout faire pour conserver leurs œuvres. En tout cas c’est l’objectif de l’Association en ce qui concerne l’église Saint-Pierre, classée par l’UNESCO au titre des Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle.

Oui, il faut du temps mais si chacun en donne un peu, cela fait beaucoup. Si vous vous sentez concernés, soyez les bienvenus.

L’année 2020 sera marquée par l’inauguration de l’Orgue de Charles GOUNOD . Nous en profiterons pour fêter saint Gérard et espérons votre présence.

Merci à tous les bénévoles adhérents et donateurs sans qui rien ne serait possible.

Isabelle LAPLAGNE, Présidente

Plein Feu sur l'église Saint-Pierre - Année 2019 - N°9

Au sommaire

Page 1 (pour la lire) : Editorial de la Présidente, Projets 2019 et Réalisations 2018, Les 1ers concerts de l’année

Page 2 (pour la lire) : Histoire de chaire, Les manifestations 2018, Le bilan de l’ouverture de l’église

Edito

Vous avez dit 20 ans !!

En 2018 l’Association pour la Restauration de l’Eglise Saint-Pierre a vécu des moments forts  pour marquer les 20 ans de son existence mais tant de restaurations restent à faire. Aussi nous ne devons pas relâcher nos efforts. Comme le colibri qui fait sa part du travail, il nous faut chaque jour avancer pas à pas. De découvertes en découvertes on progresse dans la connaissance de ce patrimoine qu’est l’Eglise Saint-Pierre : là c’est de la dorure ou du laiton retrouvés sous la peinture de grilles, ailleurs c’est la peinture d’origine du pied de la chaire. Remettre en lumière ces trésors cachés est très enrichissant et il y a une visibilité du travail accompli que remarquent les visiteurs.

Cela ne se peut que par une action collective ou chacun prend sa part. Si vous vous sentez concernés, n’hésitez pas à nous rejoindre en devenant adhérent, donateur, bénévoles de notre Association, soyez en remerciés d’avance. Continuons la route ensemble.

Isabelle LAPLAGNE, Présidente

Notre Dossier

Histoire de chaire

Chaire : Lieu, tribune ou estrade, d’où un prédicateur parle à son auditoire.

A LA SAUVE, c’est en 1672 que l’Abbé de CASTELLAN (1670 à 1678) fait ériger celle de l’église Saint-Pierre. C’est un mobilier en bois sculpté qui comporte un dorsal, un abat-voix et un escalier.
Sur le dorsal on trouve les armoiries de l’Abbé et ses initiales sur la rampe.
Une première étape, en 2017, a permis de remettre en état les boiseries.
En 2018, Véronique POINEAU, Artisan d’Art, a restauré le pied en pierre de la chaire, voici son constat :

[Le pied de la chaire est en pierre, composé sur une embase carrée d’une colonne à cannelure surplombée par une sculpture de feuilles d’acanthes plus large que la colonne. La couche externe de peinture est de couleur brune assortie aux faux bois de la chaire. Elle présente beaucoup d’écaillage et craquelures. Sous cette couche un plâtre a été appliqué, il est friable et humide et présente beaucoup de lacunes…]

 

Chaire

[ … une première couleur d’un gris bleu est trouvé sous la couche brune.
En dégageant le plâtre pour sonder, afin de déterminer la couleur la plus ancienne existante, il apparaît que la couche de plâtre est très épaisse, d’environ 1 cm par endroit, au plus épais. Cette épaisseur de plâtre inverse les lignes du fût de la colonne qui à l’origine avait des cannelures larges et un listel étroit (partie lisse d’un fût de colonne occupant l’intervalle des cannelures)]

[ … en dégageant au scalpel, différentes couches colorées, la teinte d’origine est retrouvée d’une couleur ocre jaune havane.]

[La partie supérieure de la colonne est composée de feuilles d’acanthes sculptées en pierre, en dessous de la couleur brune est retrouvé un badigeon teinte pierre et sous ce dernier une couleur verte légèrement grisée]

[.. Après passivation des clous rouillés avec un inhibiteur de corrosion, les lacunes dans la sculpture  seront rebouchées avec un mélange de chaux hydraulique et sable teinté. Par la suite un badigeon de chaux ocre havane sera apposé ainsi qu’un badigeon de chaux terre verte sur les feuillages.]

Un beau travail de restauration qui mérite votre visite. 

Gaborit Marie-Thérèse – Merlet Maria – Vincent Jean-Michel

Plein Feu sur l'église Saint-Pierre - Année 2018 - N°8 - Spécial 20 ans !

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Page 1 (pour la lire) : Editorial de la Présidente, Projets 2018, Bilan des 20 ans

Page 2 (pour la lire) : Manifestations 2017, Réalisations de l’association et municipales en 2017, Bilan de l’ouverture de l’église et des journées du Patrimoine, Acquisition de l’Orgue de Gounod par la commune

Supplément sur les vitraux et les verriers de l’Église Saint-Pierre (pour lire la page 1) (pour lire la page 2)

Edito

En 1998, Monsieur Alain TERRAZA Maire, me sollicitait pour la Présidence de l’Association pour la Restauration de l’Église Saint-Pierre, qui venait de naître à son initiative et à celle de quelques passionnés de ce patrimoine.

Nous voici au seuil de la vingtième année de l’Association avec toujours le souci de partager notre enthousiasme pour l’église Saint-Pierre, héritage de Saint Gérard son fondateur et des générations passées.

20 ans après, je suis toujours là, entourée d’une équipe dynamique et certains sont là, comme moi, depuis le début de l’aventure.

Comment ne pas être sensible à la beauté de cet édifice à l’heure où autour de nous, les politiques et médias parlent de la sauvegarde de notre planète face au réchauffement climatique ? Chacun, à notre place, nous avons un rôle à jouer. Soyons les acteurs de la sauvegarde et de l’embellissement de ce joyau qu’est l’église Saint-Pierre. Merci à ceux qui le sont déjà. Venez nous retrouver autour des moments forts que nous ne manquerons pas de vivre pour ces 20 ans. Continuons la route ensemble. Soyez-en remerciés d’avance.

Isabelle LAPLAGNE, Présidente

Notre 1er Dossier

Les vitraux de l’église Saint-Pierre

Le vitrail de Saint Gérard de Corbie,
daté de 1875 est signé de Joseph VILLIET.

Saint Gérard, père abbé de l’Abbaye  est le fondateur de l’Église Saint-Pierre, il décède en 1095.

Ici, il est paré des attributs de sa fonction de célébrant. Il porte la tonsure des moines, symbole du renoncement et de la conversion de l’Ame. Le capuchon noir indique son appartenance à l’ordre des bénédictins. Il porte le scapulaire, habit de moine possédant un capuchon et deux pièces d’étoffe rectangulaires, couvrant les épaules et retombant sur le dos et sur la poitrine jusqu’aux pieds.

Pour célébrer, il est revêtu de l’aube blanche, ici brodée qui signifie qu’il représente le Christ. Par-dessus, nous pouvons remarquer la chasuble pourpre.
Dans la main droite, un livre et dans la main gauche la crosse signe d’autorité qui rappelle le bâton du berger, gardant son troupeau. Celle-ci a la volute tournée en dedans car son autorité ne s’exerce qu’à l’intérieur de son monastère: De plus, sur ce vitrail, il est représenté avec son auréole de sainteté.

Le vitrail de Saint Pierre, daté de 1534. Le saint est ici représenté en vieillard, barbe et cheveux bouclés. Cette tradition iconographique est très ancienne. Il tient souvent une ou deux clefs et un livre : ici, nous ne notons qu’une seule clef. Il a ainsi la capacité d’ouvrir et de fermer les portes du paradis. Pierre est considéré comme le prince des apôtres. La tradition rapporte qu’ il s’est installé à Rome en 44 où il prêchait l’Évangile et organisait l’église romaine avec Paul. Il est mort en martyr vers 65.

Les vitraux de Sainte CATHARINA et de Sainte JOHANNA
datés de 1879 et signés de Henri FEUR.

Don de Mme Célestine Jeanne DA SILVA, son prénom peut expliquer le choix des vitraux.

Johanna est née en 1464 et décédée en 1505. Elle était la seconde fille de Louis XI. Avec le titre de duchesse de Berry, elle vit saintement à Bourges en fondant l’ordre monastique de l’Annonciade.

Elle est béatifiée le 18 juin 1742 par Benoît XIV et canonisée le 28 mai 1950 par le pape Pie XII.

Une chapelle se trouve au siège de la DRAC, rue Magendie avec des vitraux de Henri FEUR.

Catherine d’Alexandrie naquit à Alexandrie, d’une famille de première noblesse. Avant de mourir en 307, elle avait demandé et obtenu deux choses : que son corps fût respecté après le supplice, et que l’ère des persécutions prit bientôt fin.
Plus tard, son corps fut transporté par les Anges sur le mont Sinaï.

Elle se reconnaît à deux attributs : la roue qui fut un de ses supplices et la palme de martyr. On trouve sa statue à l’église Saint-Pierre sur le mur côté nord.

Ste Johanna
Ste Catharina

Notre 2ème Dossier

Les verriers de l’église Saint-Pierre

Qu’est ce qu’un vitrail ?

C’est un grand vitrage d’église formé de verre peint, monté dans des lamelles de plomb soutenues par des armatures et des barres de fer, fixées aux meneaux des croisées de style gothique.

Les vitraux du XIIème siècle étaient formés de verre incolore pour le fond du tableau et de verre colorié au pinceau sur les bordures. Au XIIIème siècle, les vitraux étaient d’un éclat de coloration véritablement éblouissant. Au XIVème, le dessin devient plus correct et on chercha à introduire dans les vitraux des effets de tableaux de clair obscur. En fin du XVème et du XVIème siècles, la méthode de représentation des vitraux en tableaux ne cesse de se développer. Au XVII et XVIIIème, on exécuta encore de jolies reproductions destinées à servir de vitraux dans les églises, châteaux, etc. Enfin au XIXème, on pastiche les œuvres de toutes les époques antérieures.

L’église Saint-Pierre compte de beaux et nombreux vitraux, pour certains signés par Joseph VILLIET et d’autres par son successeur Henri FEUR

Joseph VILLIET est un maître verrier français, né à Ébreuil (Allier) en août 1823 et mort à Bordeaux en juillet 1877.

Il fut formé dans l’atelier d’Émile Thibaud et Étienne Thévenot, à Clermont-Ferrand. Puis il s’établit à Bordeaux en 1852. De 1853 à sa mort, son atelier était installé 66, rue Saint-Jacques.

Joseph VILLIET a orné plus de 400 édifices religieux, dont 172 de façon complète

Henri FEUR (1837-1926), l’un des élèves de Joseph VILLIET puis son collaborateur, lui succéda à sa mort (en association avec la veuve de Joseph Villiet au début), puis le fils de ce dernier, Marcel Feur, en 1908.

Henri Feur décède le 18 mai 1926 à l’âge de 83 ans. Huit ans plus tard, le 28 septembre 1934, c’est son fils Marcel qui disparaît et l’entreprise cesse d’exister légalement le 13 juillet 1935. Sa veuve Marcelle s’occupe alors exclusivement d’entretien et de restauration avec quelques ouvriers jusqu’en 1943.

Les signatures d’« exhibition »

Signature de J.VILLIET.

Cette signature, en écriture cursive sous forme d’initiale ou d’un chiffre, est celle qui est le plus fréquemment employée pour le vitrail religieux. Par cette marque le verrier contemporain se hisse au niveau de ses glorieux prédécesseurs, il prolonge la tradition et affirme son statut d’artiste. Telle est la motivation de ceux qui recourent à cette façon de faire et, tout d’abord le premier des grands verriers bordelais connus, Joseph VILLIET.

Il signe toujours de la même manière : un chiffre formé d’un V sur lequel vient se plaquer un J surmonté d’une petite croix.(LA SAUVE, vitrail de Ste Germaine). Curieusement le J se présente « en miroir » et s’accompagne d’un V inversé en patte de mouche. Ce monogramme évoque les anciens signes des corporations verrières et la croix indique qu’il s’agit d’un artiste chrétien. Elle est généralement peinte mais peut aussi être gravée à la pointe de diamant (Thévenot). Elle est placée dans le décor même du vitrail : au centre d’un carreau, à la lisière d’un vêtement, au milieu de fleurs.

Son successeur Henri FEUR utilise un chiffre qui, de loin, ressemble étrangement à celui de VILLIET. Si le H est bien distinct, le F présente une extrémité tout à fait identique à celle du J inversé de son maître.….

L’ensemble des vitraux de l’église a été restauré par l’Entreprise d’Eric DUPUY, maître Verrier, successeur des célèbres ateliers bordelais du XIXe siècle. (voir article du Mag Sud-Ouest du 27 janvier 2018 N°304).

La restauration a commencé en 2008 par le vitrail de Saint Pierre et s’est achevé en 2017 par l’oculus du Père Eternel dans sa gloire.

BIBLIOGRAPHIE :

  • Wikipédia.
  • Regards sur les Vitraux du Sud Gironde Editions Architextures
  • Bordeaux, Le vitrail civil 1840-1940: Jean-Jacques MICHAUD, collection MEMOIRES
  • Lexique des Termes d’Art par Jules ADELINE Editions ERNEST GRUND
  • Reconnaître les saints et les personnages de la bible Christophe RENAULT Editions Jean-Paul GISSEROT

Plein Feu sur l'église Saint-Pierre - Année 2017 - N°7

Au sommaire

Page 1 (pour la lire) : Editorial de la Secrétaire, Manifestations 2016, Réalisations municipales et de l’association en 2016, Concerts prévus en 2017.

Page 2 (pour la lire) : Projets 2017 – Supplément : Les clés de voûte en architecture.

Edito

Vous avez dit : Clefs de Voûte ? Entre 14 et 18 millions de Français sont bénévoles. Les plus nombreux sont engagés dans des associations. Au cœur de celles-ci, les présidentes et les présidents qui s’investissent souvent corps et âmes, orchestrent, coordonnent et organisent  les actions menées par leur association dans un soucis de cohésion. Ces hommes et ces femmes sont de véritables « clefs de voûte » : au centre, elles nous transmettent leur force. Encourageons-les, et remercions-les !

Tous vos dons, votre participation aux concerts, votre présence sont des marques de  soutien et de reconnaissance précieux pour notre Association et ses membres : un immense merci !

 

Isabelle LE MAY, secrétaire de l’ARESP.

Notre Dossier

Les clés de voûte en architecture

La voûte en bois a été mise au point par les romains au 1er siècle de notre ère. Les premiers à construire systématiquement des voûtes en pierre sur de vastes nefs sont les moines Bénédictins de Cluny, suivis par les Cisterciens de Cîteaux au XIème siècle.

Une voûte est une construction cintrée dont les éléments « centre-tiennent » au dessus du vide.

Une clé de voûte est une pierre placée dans l’axe de symétrie d’un arc ou d’une voûte pour bloquer les claveaux ou voussoirs (pierre constitutive de la voûte) et renvoyer les forces de manière égale sur les voussoirs. La clé de voûte doit être placée en premier sur les cintres, les voussoirs sont installés après.

Retailler une clé de voûte entrainerait un déséquilibre, alors qu’un claveau (petite clé) est une pierre taillée en biseau qui peut être repris avec moins de problème d’équilibre pour la structure.

Il existe plusieurs types de voûtes d’ogives reposant sur des croisées d’ogives.

L’église Saint-Pierre est voûtée par des ogives quadripartites, dans les collatéraux (bas côtés). La voûte quadripartite est le croisement de deux ogives, formant 4 voûtains et reposant sur 4 piliers.

La nef comporte trois travées à peu près carrées. Chaque travée est couverte d’une voûte sexpartite. C’est le croisement de trois ogives, formant 6 voûtains et reposant sur 6 piliers, elles sont moins utilisées, surtout présentes pendant la première période gothique.

Dans l’église Saint-Pierre, on trouve des clés de voûtes :

  • Dans la sacristie, avec les armoiries de l’abbé de Castellan qui a édifié celle-ci au 17ème siècle.
  • Dans le chœur, l’agneau divin avec l’étendard surmonté d’une croix triomphale
  • A l’ouest, la clé de voûte est formée de palmes,
  • La suivante est une croix blanche sur fond brun
  • La troisième est un tournesol.
  • A l’autel de la Vierge au nord, la Vierge et l’Enfant
  • A l’autel Saint Gérard, des étoiles sur végétaux

Arlette VENELLE

Sources : Album La Grande Sauve Léo DROUYN(1851), www.rbanisme.canalblog.com et www.encyclopedie.bseditions.fr, architecture.relig.free.fr.

Plein Feu sur l'église Saint-Pierre - Année 2016 - N° 6

Au sommaire

Page 1 (pour la lire) : Editorial de la Secrétaire, Réalisations municipales et de l’association en 2015. Manifestations 2015.

Page 2 (pour la lire) : Projets 2016 – Supplément : L’organisation du paysage urbain médiéval, l’exemple de La Sauve-Majeure. Extrait, publié avec son aimable autorisation, d’une étude de Philippe Araguas (Revue archéologique de Bordeaux 2013)

Edito

L’année 2015 a été marquée par des actes de violence qui nous ont frappés en plein cœur. On a alors ressenti l’attachement que nous avions à renforcer notre vivre-ensemble : c’est ce que la vie associative peut nous apporter . Il y a aussi un regain de conscience des valeurs que nos anciens nous ont léguées. En flânant autour ou à l’intérieur de l’église Saint-Pierre, quelles que soient nos convictions, on a un sentiment de profond respect pour le travail architectural que nous ont laissé les bâtisseurs du moyen âge et nous nous sentons investis de la mission de faire traverser le temps à ce magnifique bâtiment. N’oublions pas que des sites comme Palmyre ont été anéantis à jamais, et cela est insupportable !

Tous vos dons, votre participation aux concerts, vos soutiens sous toutes leurs formes sont un engagement à ne pas laisser tomber en ruine un patrimoine que nous devons transmettre aux générations futures pour qu’elles sachent d’où elles viennent dans le plus grand respect des autres.

 

Isabelle LE MAY, secrétaire ARESP.

Notre Dossier

L’organisation du paysage urbain médiéval, l’exemple de la Sauve-Majeure

Extrait de l’étude réalisée par Philippe ARAGUAS, Docteur et professeur d’histoire de l’art et d’archéologie médiévale à l’Université Michel de Montaigne de Bordeaux et membre de l’école des Hautes études Casa de Velasquez. Cette étude fut publiée dans la revue archéologique de Bordeaux en 2013

[…]« Le village de la Sauve-Majeure se présente de nos jours du point de vue du tracé urbain, sous un aspect assez proche de ce qu’il était à la fin du XIIe ou au début du XIVe siècle : l’implantation de la bastide de Créon a en effet mis un terme à la croissance de cette petite agglomération qui connut un essor considérable dans le siècle qui suivit la fondation de l’Abbaye par Gérard de Corbie.
Dès le premier quart du XIe, existe deux “bourgs” distincts : celui de Saint Pierre, sur la colline qui fait face à l’ouest à l’église abbatiale et celui de la Croix, appelé plus tard bourg Saint-Jean, qui se développe au nord et à l’ouest de l’abbaye. Le bourg Saint-Pierre est alors considéré comme le bourg “ancien”, celui de Saint-Jean comme le bourg nouveau.[…]

La préexistence de l’église Saint-Pierre à la fondation de l’abbaye n’est pas certaine et se trouve même en contradiction avec la tradition mal assurée qui en attribue la fondation à saint Gérard, mais la mention de bourg “vieux” qui lui est attachée, la dédicace à Saint-Pierre, l’emploi de petits moellons cubiques dans le mur sud sont autant d’indices qui permettent de supposer qu’il y avait là un lieu de culte ancien, moins organiquement lié à l’abbaye que le bourg Saint-Jean qui constitue le véritable “bourg abbatial” blotti au pied de l’église et qui, à partir de celle-ci et de la place du marché qui lui sert de parvis se développa vers l’est.[…]

Dans le premier quart du XIIIe siècle, on reconstruisit l’ancienne église Saint-Pierre selon un parti architectural simple et ambitieux.[…]
L’originalité de l’église Saint-Pierre réside dans le fait que sa façade se confond avec le chevet selon un dispositif étrange dans un pays où le décor extérieur des édifices se concentre généralement sur les élévations dans lesquelles sont ouvertes les portes d’entrée.

On peut certes considérer que les chevets sont également l’objet de développements décoratifs, mais il est incontestable qu’ici le souci de mettre en valeur l’élévation orientale de l’église est lié à son positionnement dans l’espace et tout particulièrement par rapport à l’abbaye qui lui fait face.

 

L’examen de la topographie du village met en évidence un alignement remarquable qui détermine un axe visuel se confondant approximativement avec celui de la grand-rue qui unit l’église Saint-Pierre à l’église abbatiale Notre-Dame. Les deux édifices se font face et échangent le regard de leurs façades : façade occidentale pour l’église abbatiale, façade orientale pour l’église Saint-Pierre.
L’évidence de ce phénomène est sensible à l’examen du plan cadastral ancien mais il est encore davantage si l’on se place au pied de l’une ou l’autre des deux façades qui sont ainsi confrontées dans une vision horizontale qui passe au dessus du talweg séparant les deux petites collines sur lesquelles sont construites les deux églises.

Cette observation nous invite à nous pencher sur quelques particularités du décor de l’église Saint-Pierre qui mettent en évidence un lien étroit avec l’église abbatiale. La façade occidentale de cette dernière, qui dut être mise en place dans la deuxième décennie du XIIe, ne nous est plus connue que par la vue cavalière de l’abbaye dessinée en 1679 qui présente une vaste composition à décor d’arcatures caractéristiques des grandes églises romanes de l’Ouest français.[…]

 

Une dernière observation me paraît devoir encore être formulée pour renforcer l’idée selon laquelle cette curieuse façade orientale est toute entière conçue comme un hommage à l’église abbatiale : il s’agit de l’incontestable saveur archaïsante de la corniche qui limite le décor du large bandeau décoratif inscrivant le triplet et les quatre niches garnies de sculptures.

Si l’on date des années 1220-1230 le décor sculpté de la façade, on ne peut qu’être surpris de le voir associé à des modillons en tout point comparables à ceux qui, un siècle plus tôt, furent sculptés pour orner le couronnement des absidioles de l’église abbatiale. Certes, on ne peut, de cette observation, tirer des conclusions bien assurées sur les intentions des concepteurs du décor, mais il est incontestable que tous ces indices convergent pour faire de la façade orientale de l’église Saint-Pierre un reflet de Notre-Dame de la Sauve-Majeure et que cet hommage s’inscrit subtilement dans le programme iconographique mais aussi dans l’espace, donnant lieu à une véritable création urbanistique romane. »

Merci à Philippe ARAGUAS de nous avoir autorisés à publier des extraits de cette étude.

Plein Feu sur l'église Saint-Pierre - Année 2015 - N° 5

Au sommaire

Page 1 (pour la lire) : Réalisations municipales et de l’association en 2014. Manifestations 2014.

Page 2 (pour la lire) : Projets 2015 – Supplément : Le langage des cloches, les cloches de l’église Saint-Pierre

Notre Dossier

Le langage des cloches

Habitants de La Sauve, promeneurs de passage, vous entendez souvent les cloches de l’église résonner. Mais la plupart du temps, nous avons oublié le sens que portent ces carillons.

A La Sauve, trois fois par jour nous entendons le son des cloches à 7h, à 12h et à 19h : c’est l’Angélus ! Oui mais pourquoi l’Angélus ? L’Angélus tire son nom des premiers mots de la prière en latin : Angelus Domini nuntiavit Mariae, « l’Ange du Seigneur annonça à Marie ».

Depuis un décret du roi Louis XI en 1472, cette prière était récitée trois fois par jour, à l’aube, à midi et le soir, au son des cloches. Mais déjà bien avant, la coutume s’était établie de réciter trois Ave Maria après l’office du soir dans les monastères franciscains, encouragée par Saint Antoine de Padoue (1195-1231). Puis Saint Bonaventure en 1269 recommanda aux fidèles de suivre cet exemple et d’emblée la prière fut associée au tintement de la cloche, trois séries de trois coups, espacées pour laisser le temps de réciter chaque verset et chaque Ave Maria, suivies d’une sonnerie à la volée. Dans bien des pays de ce qui fut la Chrétienté, les cloches sonnent à 6 heures, midi et 18 heures. Mais chez nous c’est à 7 heures, midi et 19 heures.

Les cloches sonnent aussi environ 30 minutes avant les célébrations  afin d’appeler les fidèles à la messe, à un mariage, un baptême ou à des obsèques puis juste avant le commencement de la célébration et à la sortie pour en marquer la fin.

Par contre, pendant le temps de Carême donc pour les chrétiens le dimanche après mardi gras, jusqu’au dimanche de Pâques, les cloches se taisent pendant 40 jours.

Le Dimanche de Pâques les cloches se remettent à sonner pour annoncer la résurrection du Christ et sonneront chaque messe à partir de ce moment-là jusqu’à la période de Carême de l’année suivante.

Le Glas : dans notre village, les décès sont annoncés à la population par un glas spécifique à la Sauve. Quelques jours avant les obsèques, s’il s’agit d’un homme, le glas retentit 3 fois, trois tintements suivis d’une volée; s’il s’agit d’une femme, il retentit  3 fois deux tintements. Et il est maintenu par soixante coups de tintement jusqu’à la célébration après chaque Angélus.

Le Tocsin :  Le tocsin est une sonnerie de cloches civile pour alerter la population d’un danger imminent tel qu’un incendie, une invasion, une catastrophe naturelle, un naufrage, mais aussi pour rassembler la population en urgence. Cette sonnerie n’est plus usitée en France depuis 1960 (remplacée par la sirène). Les premières utilisations du tocsin sous la forme actuelle dateraient des environs de 1570. A une époque médiévale, des gens montaient la garde dans le clocher de certaines cathédrales pour prévenir si un incendie démarrait. A La Sauve, la dernière fois que le tocsin a sonné, c’était pour l’incendie de la grange de M.BARTEAU au lieu dit TURCAUD juste après la 2nde guerre mondiale. Le mot tocsin avec cette orthographe date de 1611. C’est une déformation de touquesain, mot qui date de 1379. Le mot touquesain dérive lui-même du vieux provençal tocasenh. Littéralement, cela signifie tocar (toucher) + senh (la cloche).

Les cloches de l’église Saint-Pierre

Je m’appelle Jeanne, je suis une charmante jeune fille de 700 kilos qui sonne l’Angélus. Je porte l’inscription 1878, la 1ère année du Pontificat SS Léon XIII, ma marraine est Célestine Jeanne Da Silva et mon parrain Joseph de La Gineste. Ma
petite sœur Marguerite pèse 370 kilos et sonne avec moi les célébrations.

A La Sauve, jusqu’en 1977, ce sont Messieurs André Sésé tout d’abord et ensuite Joseph GABORIT qui venaient nous réveiller à la force de leurs bras. Dans le souvenir des anciens, Monsieur Sésé était très ponctuel. La Mairie lui accordait un salaire de 60frs. Puis nous avons été électrifiées par la société BODET, mais nous chantons toujours avec le même entrain.

Même à l’époque d’Internet, notre carillon contribue à garder du lien entre les habitants. Nos sœurs et nos cousines par-ci, par-là sont toujours là pour marquer les événements de votre vie et partager vos émotions.  Longue vie à Jeanne et Marguerite !

Article écrit grâce à la mémoire de  Jean-Marie GABORIT et André GARBAYE,
par Mesdames Marie-Thérèse GABORIT, Maria MERLET et Monsieur Jean-Michel VINCENT.

Nos sources : Wikipédia, Croire.com, tfp-france.org

Plein Feu sur l'église Saint-Pierre - Année 2014 - N° 4

Au sommaire

Page 1 (pour la lire) : Réalisations municipales et de l’association en 2013. Manifestations 2013.

Page 2 (pour la lire) : Projets 2014 – Supplément : L’harmonium de l’Église Saint-Pierre – Restauration du mur Est de l’église

Notre Dossier

L’harmonium de l’église Saint-Pierre

Cet harmonium de la manufacture DEBAIN est désigné comme un 4 jeux ½, il possède un clavier transpositeur,

16 registres au dessus du clavier, 1 registre d’expression sur le panneau avant et 2 genouillères d’appel de grand-jeu de chaque côté du registre d’expression. Le tout enfermé dans une caisse carrée en chêne blond verni. Cet instrument porte le numéro de série : 27567, les archives de La Sauve datent sa mise en place en 1881.

Parmi les plus grands facteurs d’harmonium, on trouve Alexandre-François DEBAIN. Il est cité comme inventeur de l’harmonium, mais il n’en a trouvé que le nom car il n’a apporté que quelques perfectionnements à un instrument qui existait déjà sous une autre forme. Il a obtenu la croix de la légion d’honneur, été nommé fournisseur de la Reine d’Angleterre, Facteur de sa majesté l’Empereur, il obtiendra de nombreuses médailles d’or et d’argent aux diverses expositions nationales de Paris et de province. Enfin il a exporté 40% de sa production.</p<

L’ARESP a fait exécuter la restauration de l’harmonium par l’association A BOUT DE SOUFFLE – BOULIAC. L’instrument a retrouvé  sa fonction fin 2004 mais malheureusement il n’est utilisé que trop rarement, à notre grand regret. Dans les années 1960 voire 1970, cet instrument accompagnait encore les liturgies.

Jean-Michel BLOCH jouera de l’harmonium lors du concert du 30 mars prochain et vous pourrez profiter de sa belle et émouvante sonorité.

Isabelle LAPLAGNE

Cet article a été écrit grâce aux archives fournies par l’association A BOUT DE SOUFFLE, qu’elle en soit remerciée.

Plein Feu sur l'église Saint-Pierre - Année 2013 - N° 3

Au sommaire

Page 1 (pour la lire) : Réalisations municipales et de l’association en 2012. Manifestations 2012.

Page 2 (pour la lire) : Plein feu sur l’Église Saint-Pierre : la messe du 30 décembre retransmise sur France 2 dans l’émission « Le jour du Seigneur » – Supplément : Symbolisme du maître autel

Notre Dossier

Symbolisme du Maitre Autel

« Des générations d’ancêtre perdues dans le sommeil des siècles parlent par leur voix » Gustave LE BON 1884

Le maître autel en pierre qui trône au centre du chœur date de 1853 1.

Cet ensemble dans la grande tradition picturale est un condensé de théologie. Nous avons en partant du sol les quatre prophètes 2 sculptés en « haut relief » sur le devant du maître autel: ils sont la base du Christianisme. Isaïe et Jérémie sont montrés sous les traits d’écrivains tenant des textes latins, alors que David et Salomon ont les attributs de leur royauté (couronne, sceptre et globe.).

De gauche à droite nous avons:

Isaïe, (766 à 701 avant JC) prophète de l’ancien testament. Il aurait vécu à Jérusalem. Homme à forte personnalité, la puissance de son langage imagé le classait parmi les grands poètes.

Ayant dénoncé le relâchement des mœurs, le roi Manassé le fait torturer, il meurt coupé en deux par une scie.

David, (règne de 1010 à  970 avant JC) figure clé de la Bible, second roi d’Israël. D’après la légende dans sa jeunesse, berger il tue le géant philistin Goliath. Selon les livres, il est beau, tendre en amour, fidèle en amitié, père affectueux mais faible, politicien avisé, héros guerrier, poète, musicien. Il meurt en ayant désigné son fils Salomon comme son successeur.

Salomon, (règne de 970 à 931 avant JC) deuxième fils du roi David, considéré comme « sage parmi les hommes », il se rendit populaire par ses jugements plein de sagesse. Salomon édifia le temple de Jérusalem dont la splendeur rivalisa avec celle des temples Égyptiens. Il justifia son nom par la paix qu’il assura durant son règne. Jérémie, (V I ème siècle avant JC) né dans un village au nord de Jérusalem, une des figures les plus connues et les plus attachantes de la Bible. Il est présenté comme un grand solitaire, il eut ni femme ni enfant. Il connût la prison, il fut brutalisé et exilé en Égypte où il mourut. Il avait prédis la destruction de Jérusalem et la ruine du temple par Nabuchodonosor II 3.

Ces illustres personnages ont été le lien entre l’ancien et le nouveau testament et ont prédit la venue du Messie.

Au-dessus sur la table d’autel au niveau de l’eucharistie se trouve sculpté en demi-relief à droite du tabernacle :

Saint Paul, né à Tarse entre la 5éme et la 15ème année après Jésus Christ, est mort en martyr à Rome en 67. Il avait la charge de l’évangélisation du monde juif. Il est reconnaissable par l’épée de sa décapitation qu’il tient.

A gauche Saint Pierre né à Bethsaïde près du lac Tibériade, est mort vers 64 sous le règne de Néron sur la colline du Vatican. Surnommé le « prince des apôtres 4 », il possède deux clés : l’une en or, céleste, l’autre en argent, terrestre. Il a ainsi la capacité d’ouvrir et de fermer les portes du Paradis. Ces deux Apôtres majeurs sont surnommés «  les colonnes de l’Église ».

Le tout est dominé par la symbolique du christ en Croix.

Claude VENELLE

Bibliographie :

  • THEO – Droguet & Ardant
  • Wikipédia,

1 Mariage de napoléon III et de l’impératrice Eugénie, guerre de Crimée.

2 Prophète désigne une personne qui tient  d’une inspiration divine, la connaissance d’évènements à venir et qui les annonce par ses paroles ou ses écrits.

3 Était le roi de Babylone entre 604 et 562 av. J.-C. Il doit sa renommée au fait qu’il a régné sur le plus vaste empire qu’ait dominé Babylone, ville où il a fait ériger de nombreux monuments.

4 Dans le vocabulaire familier, « Apôtre » désigne une personne qui va écouter aveuglément son maître à penser et qui propage activement ses idées

Plein Feu sur l'eglise Saint-Pierre - Année 2012 - N° 2

Au sommaire

Page 1 (pour la lire) : Edito sur les manifestations, réalisations et la communication

Supplément : L’histoire de Saint Gérard de Corbie – Les voies de pèlerinage de Saint-Jacques – Les Sauvetés

Notre 1er Dossier

L’histoire de Saint Gérard de Corbie

Saint Gérard, né à Corbie aux environs de 1020, près d’Amiens, fut, dès son plus jeune âge, habitué à la pratique de la vie religieuse. Sa croyance et ses talents l’élevèrent aux premières dignités de son ordre. Malade, il entreprit avec son Abbé, un voyage à Rome avec, pour objectif, de demander sa guérison mais ses prières ne furent pas exaucées. Au Mont Cassin (Italie), il fut ordonné prêtre par le pape Saint Léon. Ce fut en priant Saint Adalard que miraculeusement, il guérit et il partit alors à Jérusalem prier sur le tombeau du Christ.

Il décida de quitter le nord avec ses compagnons, épris d’absolu et du désir de vivre dans une solitude  la règle de Saint Benoît. A Poitiers, ce fut le Duc Guillaume VIII qui répondit à ses attentes en lui laissant la Grande Forêt de l’Entre Deux Mers « Silva Major ». Au milieu de cette forêt se trouvait un oratoire consacré à Marie, le Saint y posa la première pierre de son monastère le 11 mai 1080.

Le Saint fondateur et ses premiers compagnons placèrent le nouvel établissement sous la protection de la Mère de Dieu. De là son titre : Abbaye de Notre-Dame de la Grande Sauve.

Contre sa volonté qui l’inclinait à l’érémitisme, il devint le premier Abbé fondateur d’un monastère appelé à un grand développement. Les miracles se multipliaient autour de lui dont la réputation de sainteté grandissait dans le pays. Les populations accouraient auprès de « l’Homme de Dieu » et bientôt La Sauve comptait dix mille habitants. Gérard construisit alors deux autres églises pour y exercer son ministère pastoral : Saint-Jean sur l’emplacement des halles et Saint-Pierre, fondée en 1083 qui fût rebâtie à la fin du XIIe siècle et qui est l’église actuelle.

D’illustres seigneurs d’Aquitaine prirent l’habit monastique, les Seigneurs locaux accordaient des terres à Gérard et le domaine de l’Abbaye devint considérable.

Les prieurés d’Entre-Deux-Mers, de France, d’Espagne etc. donnèrent au monastère un rayonnement européen.

Le 5 avril 1095 entouré de ses proches, Gérard de Corbie meurt vers l’âge de 75 ans. Il est canonisé par le pape Célestin III le 21 juin 1126.

Au début du XIIe siècle, une assemblée de frères décida que le Saint homme serait transporté hors du tombeau où il avait été primitivement enterré et sa relique placée dans un sépulcre surélevé exposé à la vénération des fidèles.

A la révolution, l’Abbaye devint prison (les derniers moines la quittèrent en 1791), et avec la saisie des objets précieux, le reliquaire de Saint Gérard fut fondu. Ses reliques furent récupérées par Monsieur COLLINEAU de La Sauve et enterrées par un détenu dans le sol du clocher. Après la période révolutionnaire, elles furent remises à l’archevêque de Bordeaux et conservées dans la cathédrale Saint-André. Le 25 août 1847, les reliques du Saint furent remises dans les ruines de l’ancienne abbaye. Lors de la vente des bâtiments par les Jésuites au département, les reliques de Saint Gérard furent alors installées dans un autel spécialement construit dans le collatéral nord de l’église Saint-Pierre de La Sauve où elles demeurent aujourd’hui. Cet autel fut inauguré le 12 janvier 1890 par Monsieur GODEFROY, maire de La Sauve.

En 1995, nous avons fêté le 900ième anniversaire de la mort de Saint Gérard en présence du Cardinal EYT et en 1997, le 800ième anniversaire de sa canonisation.

Tous les ans, au mois de juin, a lieu la fête de Saint Gérard. Cette journée commence par une célébration eucharistique dans l’église Saint-Pierre pour se poursuivre par un apéritif offert par la mairie et un repas partagé tiré du sac dans l’enceinte de l’Abbaye.

Marie-Thérèse GABORIT – Danielle LAFON

Bibliographie :

  • Vie de Saint Gérard de Jean-François DUCLOT
  • Album de la Grande Sauve de Léo DROUYN 1851

Notre 2ème Dossier

Les voies de pèlerinage de Saint-Jacques

Le pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle est l’un des trois grands pèlerinages chrétiens avec Jérusalem et Rome. C’est un pèlerinage catholique dont le but est d’atteindre le tombeau de l’apôtre Saint Jacques le Majeur situé dans la crypte de la cathédrale de Saint-Jacques-de-Compostelle. Saint Jacques était apôtre du Christ et il évangélisa l’Espagne avant de retourner en Palestine, où il fut décapité en l’an 44 sous Hérode Agrippa. Recueillie par ses compagnons, sa dépouille fut portée dans une embarcation qui dériva et s’échoua sur la côte de Galice à Padrón. Vers l’an 800, on découvrit le tombeau de Saint Jacques dans un champ appelé « Campus Stellae » ou « Champ de l’étoile » qui deviendra Santiago-de-Compostela.

C’est vers le 10ème et 11ème siècle que le culte de Saint Jacques étroitement lié à la Reconquista Espagnole se répand en Europe. Mais c’est en 1492 que le pape Alexandre VI déclara officiellement Saint Jacques comme l’un des trois pèlerinages chrétiens. Si l’on ne pouvait aller à Rome ou à Jérusalem, on devait aller à Saint-Jacques.

Suivant les anciennes routes romaines, militaires ou commerciales de l’époque les pèlerins affluaient de toute l’Europe pour vénérer le corps du Saint. Ils rejoignaient l’une des quatre voies principales qui traversaient la France :

  • La Via Turonencis : Tours, Saintes, Bordeaux, Ostabat, pour ceux qui venaient des îles britanniques et de l’Europe flamande….
  • La Via Lemovecensis : Vezelay, Limoges, La Réole, Bazas, Ostabat qui accueillait ceux qui venaient des Pays Nordiques (Allemagne, Danemark, Suède, Pologne, Russie……)
  • La Via Podiensis du Puy en Velay, Moissac, Ostabat, accueillant Allemands, Suisses et ceux qui venaient des Pays de l’Est….
  • La Via Tolosana de Arles, Toulouse, col du Somport, pour ceux qui venaient d’Italie, de Croatie, des Balkans, de Jérusalem…..

Toutes ces voies se rejoignent à Puenta-La-Reina, où débute le « Camino Francès » qui rejoint Saint-Jacques-de- Compostelle. Mais les pèlerins ne suivaient pas toujours les voies principales. Il existe de nombreuses voies secondaires grâce à l’influence de tel monastère ou de tel village. On faisait un détour pour honorer un saint, ou pour être sûr de trouver un refuge, un hôpital, ou trouver des points de passage ou des routes plus en sécurité.

Ainsi en Entre-Deux-Mers, entre la voie de Tours qui passe à Bordeaux et la voie de Vezelay qui passe à La Réole et Bazas, l’Abbaye de La Sauve-Majeure fut un point de passage, de rassemblement, de départ vers les trois pèlerinages de la chrétienté : Compostelle, Rome, Jérusalem. Saint Gérard le fondateur de La Sauve n’est il pas allé à Rome et au Mont Cassin pour se faire ordonner prêtre et à Jérusalem pour prier sur le tombeau du Christ. Il incita ses premiers compagnons à accomplir le pèlerinage à Saint-Jacques avant de les accepter au sein de son monastère. Le pèlerin qui partait de La Sauve laissait ses biens à l’Abbaye, faisait son testament, recevait la panetière et le bourdon et la bénédiction du pèlerin avant d’accomplir son pèlerinage sous la protection de Marie et de Saint Jacques. L’influence de Saint Gérard et de l’Abbaye sur l’Aquitaine, en France et en Espagne fit qu’elle possédait de nombreux prieurés et de nombreux droits de passage qui permettaient aux pèlerins d’y trouver refuge, nourriture et soins. Cette voie secondaire venait d’Angoulême, Coutras, Libourne, Baron, La Sauve pour repartir vers Haux, Le Tourne, où l’Abbaye avait un droit de passage gratuit pour traverser la Garonne. Il y avait multitude de voies en Entre-deux-Mers qui pouvaient rejoindre La Sauve ou passer par Saint-Emilion avant de rejoindre la voie de Tours ou de Vezelay.

Bien que la voie de La Sauve n’est signalée sur aucun guide officiel, il existe dans les cartulaires de La Sauve bien des preuves, comme toutes les donations qui ont été faites par des pèlerins au retour de Saint-Jacques, pour l’accueil qu’ils ont reçu à La Sauve et dans tous les prieurés dépendant de La Sauve. De plus, cette voie est signalée sur les cartographies du Moyen âge.

En 1998, l’UNESCO a inscrit les quatre chemins de Saint-Jacques en France sur la liste du Patrimoine Mondial de l’Humanité et en Gironde quatre sites majeurs : la Cathédrale de Bazas, la Cathédrale et les Basiliques Saint-Michel et Saint-Seurin de Bordeaux, l’église Notre-Dame de Soulac, l’Abbaye et l’église Saint-Pierre de La Sauve, ont été classés Monuments du Patrimoine Mondial de l’Humanité, se trouvant sur les voies de Saint-Jacques-de-Compostelle. En 2004, les Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle deviennent Grand Itinéraire Culturel du Conseil de l’Europe.

Dans ces dernières années, plusieurs habitants de La Sauve et des environs sont allés à Saint-Jacques, soit en pèlerins, soit en randonneurs, cyclistes ou touristes. En 2010, Année Jubilaire 270 000 pèlerins ont reçu la Compostella, document qui certifie qu’ils ont fait le chemin de Saint-Jacques. La prochaine Année Jubilaire aura lieu en 2021. Est déclarée Année Jubilaire, l’année où la fête de Saint Jacques, 25 Juillet, tombe un dimanche comme c’était le cas en 2010.

Bon pèlerinage jusqu’ à Saint-Jacques et Buen Camino.

Jean-Marie GABORIT

Bibliographie :

  • Origine et Histoire des chemins de Compostelle, Jacques CHOCHEYRAS, éditions Ouest-France
  • Les chemins de Saint Jacques en Gironde,  Francis ZAPATA, éditions Sud-Ouest
  • Les chemins de Compostelle en terre de France, Patrick HUCHET, éditions Ouest-France
  • Guide européen des chemins de Compostelle, Jean BOURDARIAS et Michel WASIELEWSKI, éditions FAYARD

Notre 3ème Dossier

Les Sauvetés

Dés l’époque paléochrétienne les lieux de culte furent des lieux d’asile. Sous les carolingiens cette disposition fut renforcée par l’institution de la Paix de Dieu.

Pour mettre un frein aux violences exercées par l’aristocratie guerrière il se créa une alliance circonstancielle entre le clergé et la paysannerie.

Entre 1050 et 1150 après le 1er Concile de Paix de Charroux en 989, sont créées les « sauvetés » (salvetat en languedocien, sauvetat en gascon) dans le sud ouest de la France, elles ont une fonction colonisatrice et de mise en valeur des terres non rentables.

La fondation d’une sauveté peut être considérée comme la création d’un vaste périmètre carré en rase campagne. Les ecclésiaux se sont des sauvetés placées sous la sauvegarde de Dieu (Salvitas). Il faut toutefois préciser que les personnes qui se réfugient dans les sauvetés ne pouvaient bénéficier d’une quelconque protection si elles étaient prises en «  flagrant délit de crime ». Les règles et les principes de vie de la communauté sont définis par des chartes inscrites dans les cartulaires monastiques.

Ce privilège de Paix est symbolisé concrètement par des croix qui limitent le territoire. Ces zones devinrent des étapes sur le Chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle.

Dans la sauveté deux zones sont distinguées, celle des cultures et celle destinée à accueillir le village.

L’aire d’implantation d’un village est divisée en lots appelés « Casaus » (enclos à bâtir avec jardin) d’une superficie égale, qui varie selon les sauvetés, ainsi que leur nombre. Chaque nouvel habitant reçoit un « Casal » pour y construire sa maison, et s’il demande du terrain de culture « tenure », il sera libre mais devra s’acquitter d’un faible impôt pour son habitat et ses terres de culture.

Parmi les fondateurs des sauvetés quelques évêques. La Sauve Majeure fondée en 1079 dans les forêts de l’Entre-Deux-Mers se lance dés 1080 -1085 dans la création de sauvetés sur ses terres éloignées de l’Abbaye (Gaberret dans les Landes).

Après 1130 le mouvement de fondation se transforme. Les dernières sauvetés créées le sont par association,  entre les établissements  ecclésiastiques et les seigneurs laïcs. Exemple Casteljaloux fondé en 1131 par l’Abbaye de la Sauve Majeure et le Comte d’Albret.

Le temps des sauvetés se termine  vers 1131-1141. Il a duré un siècle.

Dans cet esprit de colonisation furent créées parallèlement aux sauvetés, les bastides (des colonies laïques urbaines), et des « castrums » (villages pourvus d’enceintes collectives subordonnés à des châteaux ).

Claude VENELLE

Bibliographie :

  • Nouvelle approche sur les Sauvetés,Maurice BERTHE, Centre d’Etude des Bastides

Plein Feu sur l'eglise Saint-Pierre - Année 2011 - N°1

Au sommaire

Page 1 (pour la lire) : Edito – Naissance de nos église, ainsi est née l’Église Saint-Pierre – Souvenirs, un DVD pour l’Église – Manifestations 2011

Page 2 (pour la lire) : L’œuvre et les finances – Mécénat du Crédit Agricole – Anecdote sur l’éléction du 1er maire de La Sauve dans l’Église en février 1790 – L’Eglise Saint-Pierre, un autre regard

Edito

Déjà en 2011 et toujours autant d’enthousiasme pour notre trésor médiéval. L’ARESP souhaite à l’avenir être plus performante et plus moderne dans ses communications et ses actions, pour cela se crée un site internet, maillon essentiel de la communication. L’un des objectifs est de s’ouvrir plus largement aux touristes, qui viennent de toutes les communautés européennes. Cela ne nous limite pas dans notre tâche de sauvegarde et de rénovation, bien au contraire c’est mettre en valeur le fruit de nos efforts. Nous aurons encore à évoluer, mais pour cela il nous faut faire appel à vos idées et votre dévouement pour que nous marquions notre passage pour les générations futures. Nous sommes au siècle de la communication faites vous connaitre, faites connaitre votre village et les joyaux qu’il contient.

Claude Venelle

Naissance de nos églises

La Gironde ne possède pas d’église antérieure au XIème siècle. Les édifices religieux, que mentionnent les textes à partir du IVème siècle, devaient être construits en bois. Les wisigoths et les Normands qui firent uniquement œuvre de ruines et désolation, changèrent pour de longues années le pays (du VIII au IXème siècle). Il est à peu près constant que les églises ont été élevées sur l’emplacement d’édifices romains. On peut dire que « la plupart des bourgades de notre pays ne sont que des villas romaines transformées ». D’ailleurs, bon nombre de nos paroisses rurales existaient sans doute déjà et possédaient un lieu de culte durant la période mérovingienne et carolingienne (du V au Xème siècle).

Vers l’an 1000 notre pays à l’exemple des autres parties de la Gaule, « se dépouille de ses antiques haillons pour se couvrir d’une robe blanche d’église » (Raoul Glaber) c’est du XIème siècle que date un très grand nombre de nos églises. La guerre de cent ans et les hivers rigoureux de 1446 laissèrent un pays stérile et les champs incultes. Il s’en suivit un courant d’immigration vers nos contrées vides, qui a donné un regain de force, une explosion de vitalité. Dans nos vieilles églises romanes il fallut ajouter des bas-côtés pour recevoir les fidèles devenus plus nombreux.

Ainsi naquit notre église

Claude Venelle

Anecdote sur l’élection du 1er maire de La Sauve

Savez-vous que dans l’église Saint-Pierre, c’est parmi 60 éligibles d’un dimanche de février de 1790, après l’office, les citoyens actifs choisissent leur premier maire : Jean-Baptiste Chatard (né en 1747, fils ainé de Jean-Baptiste Chatard et de Victorine Alphonsine de Cazères. Au jour de son élection il est veuf de Marie Brisson). Le 22 mai 1791 le maire installe officiellement le curé constitutionnel il s’agit d’un enfant du pays, Louis Demptos, qui prête le serùent civique du clergé ce jour-là. Aux élections de novembre 1791, il devient officier municipal, il décède le 28 décembre 1791.

(Ne sont éligibles que ceux qui versent une contribution supérieure à 10 journées de travail) – (les citoyens actifs, ayant le droit de vote, sont ceux qui, âgés de 25 ans, domiciliés depuis un an sur la commune, versent une imposition de 3 journées de travail).

Et si les pierres pouvaient parler combien d’autres événements nous conteraient t’elles ?

Isabelle Laplagne